Arthrose du genou : comment la prévenir ?

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La gonarthrose est une affection fréquente. Certains de ses facteurs favorisants ne sont pas maîtrisables, notamment le vieillissement ou l’hérédité. Cependant, la prévention de l’arthrose du genou passe par un certain nombre de mesures. Elles incluent notamment la prise en charge adaptée des traumatismes de l’articulation (en particulier les entorses), la limitation des contraintes mécaniques et la pratique prudente et modérée de certains sports. En revanche, d’autres sports sont bénéfiques car ils entretiennent la mobilité articulaire et le tonus musculaire.

 

La gonarthrose

L’arthrose correspond à une usure progressive et irréversible du cartilage au sein d’une articulation. Cette affection induit de la douleur et des raideurs articulaires puisque le cartilage a pour fonction de permettre des mouvements fluides, sans frottements inter-osseux directs.

D’après les données récentes de l’INSERM, 10 millions de français sont atteints d’arthrose, dont 65% des plus de 65 ans. Représentant environ 30% des cas, l’arthrose du genou (gonarthrose) fait partie des formes les plus fréquentes.

Elle est susceptible de se développer à différents niveaux : les zones de contact entre le tibia et le fémur (régions « fémoro-tibiales »), sur le côté interne ou externe de l’articulation, et la région « fémoro-patellaire », zone de contact entre la rotule et le fémur. La gonarthrose est dite totale si ces 3 zones sont touchées, elle est sinon partielle.

 

Prévention de l’arthrose du genou et facteurs favorisants

Certains facteurs favorisant la gonarthrose ne sont pas maîtrisables. En effet, son apparition est fréquemment liée au vieillissement, sans autre cause claire. Les femmes sont souvent touchées après la ménopause et il semble aussi que l’arthrose du genou ait un aspect génétique. Par ailleurs, certaines maladies métaboliques (goutte, chondrocalcinose…) ou inflammatoires (spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde…) sont aussi des causes potentielles de gonarthrose.

Toujours au titre des facteurs favorisant difficilement maîtrisables, il convient de citer les traumatismes touchant l’articulation. Cependant, lorsqu’ils surviennent, entorses notamment, leur prise en charge adaptée revêt un caractère essentiel pour éviter l’apparition précoce de la gonarthrose quelques années plus tard et la nécessité d’une chirurgie par pose de prothèse (généralement on pose une prothèse totale de genou dans ces situations). En effet, une articulation présentant un plus grand « jeu » (de part la fragilisation d’un ligament) va subir d’avantage de contraintes sur les ménisques et le cartilage, qui vont s’éfriter progressivement en aboutissant à une arthrose accélérée.

A l’inverse, la prévention de l’arthrose du genou passe par la limitation des contraintes exercées sur l’articulation. Pratiquement, cela revient notamment à éviter la surcharge pondérale, le port trop fréquent de charges lourdes ou encore la pratique intensive de certains sports exigeants pour l’articulation (de type course à pied).

 

Quels sports pour la prévention de l’arthrose du genou ?

Malgré ce qui précède, il est prouvé qu’une bonne santé du genou est favorisée par une activité physique régulière. En effet, si certains sports doivent être pratiqués avec précautions pour éviter les traumatismes (football, ski alpin, sports de contacts…), d’autres sont bénéfiques pour l’articulation et peuvent aider à la prévention de l’arthrose du genou.

De façon générale, ils incluent tous ceux à faible impact articulaire. En particulier, la natation renforce les muscles sans chocs. Le vélo d’appartement ou sur terrain plat est aussi conseillé : il sollicite les quadriceps, acteurs essentiels de la stabilité du genou, sans contrainte excessive sur l’articulation.

La marche est aussi conseillée, de même que le yoga et l’aquagym qui entretiennent la souplesse articulaire et favorisent le tonus musculaire.

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