Prothèse totale de hanche (PTH) – Questions fréquentes

Découvrez les principales questions liées à la pose de prothèse totale de hanche (PTH) et fréquemment posées par la patientèle du Docteur Thomas-Xavier Haen.

Décision d'opération

 

 

Comment savoir si les douleurs viennent de la hanche ou du dos ?

En cas d’opération envisagée sur la hanche, il faut être sûr que les douleurs proviennent bien de la hanche. Or, il est relativement fréquent d’avoir à la fois de l’arthrose sur la hanche et sur les lombaires. Et des douleurs des hanches peuvent être, en fait, des douleurs « irradiées », provenant du dos (un nerf coincé dans le dos engendre des douleurs ressenties à la fesse ou à la hanche).
L’examen clinique réalisé en consultation doit permettre de confirmer que les douleurs proviennent bien de la hanche. Au moindre doute, on peut être amené à réaliser un test infiltratif pour le confirmer. On envoie alors le patient chez un radiologue, qui va injecter un produit anesthésiant dans la hanche. Si cela permet de faire céder les douleurs (même de façon très temporaire), alors cela confirme qu’une intervention sur la hanche sera bénéfique en termes de douleurs.

 

L’opération est-elle urgente (avant que l’os ne s’abîme d’avantage) ?

Non, il est faux de dire qu’il faut opérer « en urgence », car sinon l’os va s’abîmer d’avantage et l’opération sera plus complexe. Le bon moment pour se faire opérer est quand le patient se sent prêt, et qu’il ressent que l’opération est nécessaire, qu’il attend d’être soulagé au plus vite.
Les seuls cas où il faut hâter l’opération, c’est quand la hanche est très enraidie (blocage mécanique). Il y a en effet, alors, un risque plus grand de ne pas récupérer totalement des amplitudes de mouvement complètes à terme, comme si les parties molles péri-articulaires s’étaient un peu « rétractées » autour de la hanche.

 

Peut-on faire une opération si on a reçu une infiltration peu de temps avant ?

Si l’infiltration a comporté de la cortisone (les produits s’appellent Diprostene, Kenacort, Hydrocortancyl…), il faut attendre 3 mois avant de se faire opérer, sinon il y a théoriquement un risque majoré d’infection de la prothèse. La cortisone est en effet un produit anti-inflammatoire, risquant de diminuer la réaction inflammatoire, qui est justement le moyen de défense de l’organisme face à une éventuel germe qui viendrait au contact de la PTH.

Si l’infiltration a comporté de l’acide hyaluronique (visco-supplémentation), il n’y a pas besoin d’attendre 3 mois.

 

Mes radios montrent une arthrose de la hanche, mais j’ai mal uniquement au genou. Comment est-ce possible ?

C’est un phénomène que l’on rencontre parfois. Il y a un nerf qui chemine à l’avant de la hanche et qui va à l’avant de la cuisse en direction du genou. Ce nerf peut être irrité par l’arthrose de la hanche, et le cerveau peut ne ressentir que ces douleurs, dites « projetées », vers le genou.
En examinant attentivement la hanche et le genou en consultation, on arrive généralement à corriger les diagnostics.
Au moindre doute, on peut être amené à proposer une infiltration-test de la hanche. On injecte un produit anesthésique dans la hanche, et si la douleur du genou est guérie instantanément, cela confirme que le problème vient de la hanche.

 

A quel âge peut-on se faire opérer d’une prothèse de hanche ? (Est-ce possible chez les jeunes ?)

Il n’y a pas d’âge minimal.
Historiquement, les prothèses d’anciennes générations avaient une durée de vie limitée. Ainsi, on évitait d’opérer les patients trop jeunes, car on savait qu’on allait très probablement devoir changer la prothèse 10-15 ans plus tard (et ainsi de suite).
Avec les prothèses modernes, nous n’avons plus ces phénomènes d’usure à ces delais. Ainsi, on peut être beaucoup plus sereins quant à cette intervention même chez des patients jeunes.
Bien entendu, cela reste une opération conséquente et avec des implications en termes de rééducation, de risques chirurgicaux péri-opératoires, mais si la gêne engendrée par l’arthrose est importante, il est possible d’opérer des patients jeunes. Ainsi, il est relativement fréquent d’opérer des patients de 30-40 ans. L’objectif est de leur redonner une vie quotidienne normale.

Technique chirurgicale

 

Quelle est la durée de vie des prothèses totale de hanche (PTH) en céramique ?

Ce matériau permet de diminuer l’usure des prothèses de hanche et, donc, le risque d’avoir à la changer quelques années après, parce qu’elle est usée.
En effet, avec les générations précédentes de prothèses, il y avait une pièce qui avait tendance à s’user, avec création de débris d’usure, qui venaient progressivement s’accumuler dans l’os tout autour de la prothèse. Ceci conduisait à rendre l’os, sur lequel est adossé la prothèse, de plus en plus creux. La prothèse finissait par ne plus tenir et il fallait la changer souvent 10-15 ans après).
C’est pourquoi on évitait d’opérer des patients trop jeunes, afin de ne pas avoir à changer la prothèse (PTH) trop souvent.

La céramique d’alumine a permis de changer de philosophie. C’est un revêtement extrêmement lisse. Quand les 2 pièces en céramique s’articulent, il n’y a plus de génération de particules d’usure significatives. Ainsi, on n’observe plus les phénomènes d’os poreux que l’on voyait avec les générations précédentes d’implants.
On peut donc, désormais, opérer des patients jeunes de prothèse de hanche totale (PTH), sans trop de crainte quant à la durée de vie de la PTH (si le niveau d’usure et de gêne fonctionnelle le justifient, bien entendu). Il n’est pas rare d’opérer des patients de 30-40 ans de PTH, désormais. Avec pour objectif de leur redonner une vie normale, en termes d’activités et de pratique sportive.

 

Dans quels cas utilise-t-on une PTH cimentée ou non cimentée ?

Le Dr Haen utilise, en première intention, des implants sans ciment, càd que la prothèse est directement implantée au contact de l’os. Le revêtement de la prothèse est légèrement poreux sur le plan microscopique, il va être progressivement réhabitée par l’os qui repousse à son contact. C’est donc une fixation plus naturelle, que l’on espère la plus durable possible.
Néanmoins, la technique avec ciment présente de bons résultats également, et il peut arriver que le Dr Haen ait besoin d’y recourir dans des cas très particuliers (soit de manière anticipée en pré-opératoire, soit en fonction de constatations per opératoires, notamment un os très fragile).

 

Quelle est la taille de la cicatrice lors d’une pose de prothèse totale de hanche (PTH) ?

Environ 6-8 cm. Mais il peut parfois être nécessaire de l’agrandir de 1-2 cm en cours d’intervention, pour être bien exposé en profondeur, et ne pas être gêné pour positionner la prothèse de manière optimale.
Cela reste une intervention mini-invasive, dans le sens où l’on préserve au mieux les muscles en profondeur.

 

Quel est le meilleur chirurgien pour une prothèse totale de hanche (PTH) ? Quel Hôpital choisir pour sa prothèse de hanche ?

Il y a beaucoup de Chirurgiens ou Services compétents. En chirurgie, il est démontré que les résultats sont meilleurs (et avec des risques de complication moindres) quand le volume chirurgical est important. Il faut donc privilégier si possible des chirurgiens réalisant beaucoup d’opérations chaque année, et qui se sont spécialisés dans une ou deux articulations.
Mais c’est également important de se faire opérer par quelqu’un avec qui « le courant passe bien » en consultation. C’est important pour se sentir en confiance et aborder sereinement l’opération.

 

Quel est le prix d’une prothèse totale de hanche (PTH) ?

En France, la prothèse est payée par la Sécurité sociale, ce n’est donc pas au patient de payer la prothèse. Le chirurgien a le choix du type de prothèse qu’il souhaite implanter au patient. On choisit les implants qui nous semblent les plus fiables, conçus par les laboratoires les plus solides.
Concernant le cout de l’opération, dans le secteur privé, les cliniques où j’exerce sont conventionnées. Ainsi, les honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste sont pris en charge (totalement ou en partie) par la Mutuelle du patient.

 

Faut-il mettre une prothèse de hanche intermédiaire, ou totale ?

Dans la très grande majorité des cas, on implante une prothèse totale (PTH). Une prothèse intermédiaire consiste à ne remplacer que le versant fémoral. Or dans l’arthrose, le cartilage s’effrite autant sur les 2 versants de l’articulation (fémur et bassin). Il faut donc également implanter une cupule au niveau du bassin.
Les seuls cas où on emploie une prothèse intermédiaire sont les cas de fracture du col du fémur où, afin d’alléger autant que possible l’opération, on n’implante pas de pièce dans le bassin (uniquement une sphère mobile posée dans le cotyle). Mais on s’expose à d’avantage de risques de luxation de prothèse, ou de douleurs car la sphère peut abîmer le cartilage (« cotyloïdite », nécessitant de réopérer secondairement pour mettre une prothèse totale).

 

Quel est le traitement du descellement de prothèse de hanche (PTH) ?

On dit que la prothèse se descelle quand elle se détache de l’os. C’est dû à l’usure, généralement pour des prothèses de générations précédentes. Les débris d’usure vont se mettre dans l’os autours de la prothèse, et le rendre progressivement de plus en plus creux, jusqu’à ce que la prothèse ne soit plus tenue. Ceci génère de fortes douleurs, et des difficultés de plus en plus importantes pour la marche.
Le seul traitement que l’on puisse proposer est de réopérer, pour changer la prothèse, soit en totalité soit partiellement si un des versants est encore bien ancré dans l’os. Il s’agit d’opérations un peu plus lourdes que lors de la mise en place d’une prothèse de première intention. En effet, il faut tout d’abord libérer les adhérences pour se créer un espace de travail, retirer l’ancienne prothèse sans fragiliser l’os d’avantage, préserver les pièces qui restent bien attachées, puis reconstruire une assise osseuse suffisamment solide pour implanter une nouvelle prothèse. Mais les résultats sont bons en général, et permettent de redonner une marche confortable et sans limitation.

 

La prothèse de hanche implantée est-elle faite sur mesure ?

Il est évident que l’on doit, avec l’opération, restaurer une anatomie la plus naturelle possible, afin de permettre le meilleur confort articulaire pour le patient, mais aussi pour éviter les sensations de jambe rallongée, les tendinites ou, à l’inverse, les prothèse trop lâches avec risques de déboitement.
Pour se faire, le Dr Haen peut être amené à utiliser des prothèses totales de hanche (PTH) fabriquées sur mesure (en cas de configuration osseuse particulière), ou alors on réalise un montage sur mesure in situ qui s’adapte en per-opératoire à l’anatomie mais aussi à la tension musculaire et tendineuse du patient.

 

Y a-t-il un risque d’allergie à la PTH ?

C’est une situation très rare, mais il est possible que des allergies aux métaux puissent conduire à des douleurs, persistantes, après prothèse de hanche. Le modèle que le Dr Haen utilise le plus fréquemment (en Titane) n’est toutefois pas générateur de phénomènes d’allergie.
Néanmoins, on peut être amené à utiliser des pièces dans un autre métal. Ainsi, si vous pensez pouvoir avoir une allergie aux métaux (par ex., rougeurs et démangeaisons de la peau avec les bijoux « fantaisie »), il ne faut pas hésiter à en parler à votre Chirurgien avant l’opération.

 

Faut-il privilégier une opération par voie antérieure ou postérieure ?

Le point le plus important est que le Chirurgien effectue fréquemment cette technique, quelle que soit la voie d’abord employée.
Le résultat à termes est sensiblement similaire entre les techniques, à condition qu’elles soient réalisées en version « mini-invasive ». Néanmoins, la voie d’abord antérieure a démontré une supériorité dans la récupération précoce les 1er jours et semaines après l’opération, avec une meilleure marche, moins de boiterie, une meilleure récupération musculaire.
Enfin, la voie d’abord antérieure a démontré un intérêt significatif pour prévenir les risques de luxation (déboitement) de la prothèse de hanche, comparativement aux voies d’abord postérieures.

L'opération en pratique

 

Y a-t-il des conseils pour arriver dans les meilleures conditions pour une opération de PTH ?

En préparation de l’opération, il n’y a rien de spécial à faire, on recommande simplement d’arriver si possible « en forme » pour l’opération. Donc se reposer les semaines précédentes. Pas de régime particulier, mais éviter les régimes hypercaloriques. (Si vous êtes diabétique, veillez à ce que le diabète soit bien équilibré ; dans le cas contraire, signalez-le-nous, car il vaut parfois mieux décaler un peu l’opération plutôt que de la faire à un moment où vous pourriez courir davantage de risques, notamment infectieux, du fait d’un diabète non contrôlé).

NB : si vous êtes fumeur, on rappelle qu’il est recommandé d’arrêter de fumer au moins 3 semaines avant l’opération, et au minimum jusqu’à la cicatrisation (voire définitivement, c’est mieux !), afin de ne pas augmenter les risques d’infection de la PTH.

 

Quelles affaires amener à la clinique pour une opération de prothèse totale de hanche (PTH) ?

  • Des tenues amples, facile à enfiler (jogging, shorts, t-shirts…) : en effet, le Dr Haen recommande de remettre des tenues « de ville » le plus rapidement possible (et ne pas garder la tenue du bloc, un pyjama ou une chemise de nuit plusieurs jours !). Cela vous permettra de sortir de votre chambre pour marcher, faire votre rééducation et reprendre une vie « normale » le plus rapidement possible.
  • Vos affaires de toilettes ; pyjama ; pantoufles (faciles à enfiler) …
  • De quoi vous occuper : ordinateur, tablette, livres…
  • Vos papiers (carte vitale…)
  • Vos radio (etc.) sauf si vous les avez déposées au Dr Haen en préopératoire
  • Le matériel prescrit : béquilles, attelle, bas de contention etc.

 

Quels types de vêtements dois-je prévoir pour l’hospitalisation ?

Prendre des tenues confortables : short, t-shirt, jogging. Des baskets pour marcher confortablement. Des pantoufles faciles à enfiler.
En tout cas, il ne faut pas rester en pyjama, au lit, dans les suites de l’opération. Il faut se remettre dès que possible en configuration la plus normale possible.

 

Le port de chaussettes ou bas de contention est-il conseillé ? Si oui, à partir de quand ?

Des bas de contention sont généralement prescrits. Ils sont à amener à la Clinique. On les mettra dès le jour-même ou le lendemain de l’opération.
Ils sont à mettre : sur les 2 jambes, uniquement en journée, pendant une quinzaine de jours.
Il aides à prévenir les phlébites, le gonflement des jambes, et les malaises si on se lève trop vite. Si toutefois ils sont au debut trop difficiles à mettre, ils ne sont pas obligatoires dans la mesure où des anticoagulants sont également prescrits.

 

Faut-il acheter un produit particulier pour la douche préopératoire ?

Oui, un savon antiseptique, à chercher en pharmacie, vous sera prescrit lors de la programmation de l’opération. C’est pour la douche de la veille et du matin de l’opération.

Les suites de l'opération

 

 

Il y a des escaliers à la maison. Est-ce une contre-indication à un retour à domicile après l’opération de PTH ? (Dois-je aller en Centre de rééducation ?)

Non, les kinés de la Clinique s’assurent, avant la sortie de l’établissement, que les patients peuvent circuler dans les escaliers.​ Vous ne les franchirez certes peut-être pas 4 à 4 au début, mais vous ne serez pas bloqués chez vous à cause des escaliers.

Il n’y a pas besoin, non plus, de déménager le lit au rez-de-chaussée. Juste faire attention si, la nuit, vous devez circuler dans les escaliers pour aller aux toilettes.

Les situations où l’on doit aller en Centre de rééducation sont, après prothèse de hanche, plutôt pour des raisons organisationnelles : patient vivant seul ayant des difficultés pour faire les courses, les repas etc.

 

Y a-t-il des précautions particulières pour les activités sexuelles après prothèse totale de hanche (PTH) par voie antérieure ?

Cette technique chirurgicale permet une meilleure sérénité comparée aux autres techniques (vis-à-vis du risque de luxation de la prothèse), ainsi il n’y a pas vraiment de position interdite. Veiller simplement à éviter des trop grandes amplitudes de mouvement sur la hanche opérée, en restant à l’écoute de votre corps.

 

Devrai-je me faire opérer de l’autre hanche dans le futur ?

Ce n’est pas systématique. Il est vrai que l’arthrose est une maladie qui peut fréquemment avoir une atteinte diffuse, au niveau de plusieurs articulations, et ainsi les 2 hanches. Mais cette arthrose n’est pas forcément gênante. Les études scientifiques montrent que quand on est opéré d’une première hanche, 15 à 30% des patients (selon les études) devront se faire opérer de l’autre côté un jour.

En pratique, je rencontre 2 situations principalement :

  • Le plus souvent le patient ne souffre que d’une hanche quand il vient consulter pour l’opération, et il est assez rare qu’il développe ensuite une arthrose de l’autre côté qui nécessite une opération. C’est de l’ordre de 10-15 % des cas.
  • Soit il y a déjà une arthrose significative de l’autre côté. On opère habituellement le côté le plus gênant, mais il apparait souvent que l’autre côté, qui est abîmé, constitue un frein à la bonne récupération globale, malgré la résolution de la 1ère Et dans ce cas il est courant de procéder à une intervention sur l’autre hanche, quelques mois après le 1er côté.

 

Y a-t-il un risque en cas de chute avec une prothèse de hanche ?

Cela dépend de l’importance du choc. Si c’est un traumatisme à haute énergie (chute de vélo, voire plus, en ski ou à moto), qui aurait de toutes façons cassé l’os, il y a effectivement un risque qu’une fracture se forme sur le fémur (ou le bassin) autour de la prothèse. Cela appelle généralement une opération en semi-urgence, possiblement relativement complexe (nécessité parfois de changer la prothèse).

Néanmoins, c’est une éventualité finalement très rare dans mon expérience. Il peut arriver que des patients trébuchent et tombent de leur hauteur sur la hanche. Il n’y a généralement pas de conséquence notable, juste des douleurs de contusion osseuse (pouvant durer une quinzaine de jours parfois). Au moindre doute on fait une radio (voire un scanner) pour s’assurer que tout va bien.

 

Peut-on porter des charges lourdes après une prothèse ?

Oui, il n’y a pas de poids maximal que l’on peut soulever (une fois la période de convalescence passée).

 

Au bout de combien de temps après l’opération peut-on conduire sa voiture ?

Chaque chirurgien donne ses préconisations, en fonction de la technique utilisée, de la prothèse employée etc.
A titre personnel, en réalisant une chirurgie par voie d’abord antérieure, j’autorise les patients à reconduire dès une quinzaine de jours à partir de l’opération. A condition qu’ils s’en sentent capable, qu’ils ont récupéré de bonnes sensations. Essayer sur de courtes distances pour commencer.

 

Peut-on dormir sur le côté après l’opération de prothèse totale de hanche (PTH) ?

Immédiatement après l’opération, on peut dormir soit sur le dos, soit sur le côté, du côté de la hanche non opérée. En mettant dans l’idéal un oreiller entre les jambes (au niveau des genoux) pour plus de confort et pour caler la jambe.

Puis, environ 10-15 jours après, dès que c’est moins endolori, on peut redormir du côté opéré.

 

Est-ce que l’on sonne aux portiques de sécurité à l’aéroport quand on a une PTH?

Oui, mais les agents de sécurité sont maintenant bien habitués à ces implants. Nous vous remettons néanmoins un certificat de « porteur d’implant », en français et en anglais, à l’issue de l’opération, que vous pouvez présenter aux contrôles.

 

Est-ce que l’on sonne aux portiques de sécurité à l’aéroport quand on a une prothèse ?

Oui, mais les agents de sécurité ont l’habitude de ces situations. Nous vous remettons de plus, à l’issue de l’opération, un certificat de « porteur d’implant », en français et en anglais, à présenter aux contrôles.

 

Combien de temps après l’opération de prothèse de hanche faut-il poursuivre les anticoagulants ? Peut-on les arrêter avant si l’on remarche bien ?

La durée recommandée est de 30-35 jours à compter de l’opération de PTH, afin de limiter les risques de caillots sanguins qui pourraient se former dans une veine et venir ensuite migrer dans les poumons.
Il faut poursuivre les anticoagulants pendant cette durée, même si l’on remarche bien, car l’opération provoque un état plus inflammatoire qu’en temps normal, ce qui rend le sang plus prompt à se coaguler.
A noter que, habituellement, on prescrit également des bas de contention après prothèse de hanche. Ils sont à porter sur les 2 jambes, pendant une quinzaine de jours, en journée uniquement.

 

Les douleurs sont-elles importantes après pose de prothèse de hanche ?

Ce n’est pas une intervention pour laquelle les patients se plaignent de fortes douleurs généralement.

Mais les douleurs sont très variables (en intensité et en durée) d’un patient à un autre, certains n’en ressentent quasiment pas, d’autres un peu plus. Bien entendu, on fait tout pour les éviter, avec emploi d’antidouleurs en post-opératoire, mais également via la technique chirurgicale employée, qui est la plus douce possible pour les muscles (afin d’éviter les douleurs musculaires).

Les douleurs peuvent venir de l’incision de la peau, et du travail dans l’os. Ce sont alors des douleurs « normales ». Charge à nous, de par la surveillance péri-opératoire, de nous assurer que ce ne sont pas des douleurs qui témoigneraient d’une (heureusement très rare) complication. Le Dr Haen se tient ainsi à la disposition des patients pour la surveillance post-opératoire. Dans la majorité des cas, les douleurs sont modérées, et s’estompent nettement au bout de 2-3 jours. Mais on peut voir des douleurs inflammatoires, du fait de l’inflammation des tendons engendrée en préopératoire par l’arthrose, persister quelques semaines après l’opération.

 

Faut-il prévoir des séances de Kinésithérapie après pose de prothèse de hanche ?

On en prescrit systématiquement. Le kiné va en effet être une sorte de coach pour vous guider et vous accompagner dans vos progrès. Il pourra vous donner des exercices de renforcement musculaire à faire.
Néanmoins, si vous ne trouvez pas de kiné, ou qu’il faut faire un trop long trajet pour vous rendre à son cabinet, ce n’est pas très grave si vous n’en avez pas. En effet, le résultat final n’est pas différent avec ou sans kiné, et la rééducation consiste avant tout à marcher, tous les jours un peu plus, à partir de l’opération. Il faut être à l’écoute de sa jambe, et augmenter ses durées de marche progressivement.

 

Combien de temps faut-il pour marcher normalement après une prothèse de hanche ?

C’est très variable d’une personne à l’autre, cela varie de l’ordre de 3-4 semaines à 2-3 mois parfois (en cas d’inflammation musculaire ou tendineuse persistante).
On peut généralement reprendre appui tout de suite après l’opération, mais avec l’emploi de béquilles une quinzaine de jours. Ensuite, les béquilles sont quittées progressivement, en fonction d’éventuelles douleurs musculaires persistantes au début. De même, on peut marcher sur des distances de plus en plus importantes, en restant à l’écoute des sensations renvoyées par la jambe.

 

Peut-on faire des examens d’imagerie avec une prothèse de hanche ? (IRM notamment).

Oui, il n’y a pas de contre-indication à passer une IRM ou un scanner avec une prothèse de hanche.
Simplement, si on veut étudier une structure à proximité de la prothèse, le métal risque de perturber le signal scanner ou IRM, et que cet examen ne soit pas très informatif. On prescrit donc ces imageries selon des modalités spécifiques dans ces cas (« annulation des artefacts métalliques », par exemple). Mais si c’est pour passer une IRM du genou par exemple, la présence d’une prothèse de hanche n’est pas un problème.

 

Quels transports peut-on prendre après une prothèse de hanche ?

Tous les types de transports sont assez rapidement envisageables :
On peut sortir de la Clinique en tant que passager d’un taxi ou du véhicule d’un proche. On peut reconduire à partir de 2-3 semaines de l’opération, en général.
On peut faire du vélo d’appartement dès les 1ers jours après l’opération, cela fait partie de la rééducation. Concernant le vélo en extérieur, c’est en théorie également autorisé. Néanmoins, je conseille d’attendre idéalement quelques semaines, afin de limiter les risques de chute liés à la circulation.
Les transport en commun (bus/métro) peuvent en théorie être repris assez rapidement après l’opération, mais veillez à éviter les heures de pointe, afin de ne pas être bousculé, et d’avoir une place assise. Y aller avec les béquilles aide à ce qu’on vous laisse une place assise (en théorie…).

 

Y a-t-il une contre-indication à faire des ondes chocs avec une prothèse de hanche (PTH) ?

Non il n’y a pas de problème, pas de risque pour la prothèse en profondeur.

 

Quand doit on programmer les soins de kiné après prothèse de hanche ?

Les premières séances de kiné peuvent se programmer environ 5-7 jours après l’intervention. Puis poursuivre selon un rythme de 2 séances par semaine environ.

 

Quand organiser les soins infirmiers pour la sortie de la clinique ?

On a recours à un infirmier à domicile pour 2 choses :

  1. Réfection des pansements. C’est à dire désinfecter la cicatrice et mettre un nouveau pansement. C’est à faire tous les 2 jours pendant une quinzaine de jours. Au quinzième jour, les fils ou agrafes sont retirés. Un pansement est encore à conserver pendant quelques jours, jusqu’à cicatrisation complète de la cicatrice. En pratique, en conserver un jusqu’à ce que la croute tombe.
    Vu que le 1erpansement est changé à la Clinique, le lendemain de l’opération, le pansement suivant est à prévoir à domicile, 48 h après ce pansement.
  2. Des anticoagulants sont prescrits pour 1 mois après l’opération. Il s’agit d’injections d’héparine, à réaliser toutes les 24h. Ces injections sont classiquement réalisées par un infirmier à domicile ; il faut ainsi prévoir le 1erpassage dès la sortie de la Clinique. Mais en pratique, ces injections peuvent être réalisées par le patient lui-même, car ce n’est pas compliqué techniquement. Cela permet d’eviter d’avoir à solliciter un infirmier pour ce geste, et d’être ainsi bloqué à domicile en attendant son passage.

Un réhausseur de toilettes est-il utile ?

Non ce n’est pas nécessaire après prothèse totale de hanche par voie antérieure (PTH). Veiller simplement, au début, à s’assoir en étendant un peu la jambe vers l’avant (pas d’hyperflexion forcée si ce mouvement n’a pas été récupéré spontanément).

 

Faut-il prévoir des aménagements à mon domicile pour faciliter la récupération ?

Il n’y a pas d’aménagement particulier à faire, simplement éviter les éventuelles situations pouvant engendrer une chute : retirer des câbles électriques qui passent en travers sur lesquels on pourrait tomber ; attention aux bords de tapis également.
Mais il n’y a pas lieu de démanger un lit pour le mettre au rez-de-chaussée par exemple.

 

Quels sont les types d’aliments recommandés apres opération de prothèse de hanche, pour favoriser la guérison et renforcer les os ?

Il n’y a pas de régime particulier à faire. Pas de necessité de consommer des quantités plus importantes que les apports quotidiens recommandés, pour le Calcium, par exemple. Juste veiller à ne pas être en carence.
En revanche, l’opération va généralement augmenter votre besoin d’énergie, pour permettre la cicatrisation des tissus. Il faut donc manger bien protéiné (protéines végétales et animales), et écouter sa faim, ce n’est pas le moment de s’imposer un régime.

 

Après combien de temps peut-on prendre des douches ou des bains ?

On peut prendre une douche immédiatement. Ce n’est pas grave si un peu d’eau coule sur la cicatrice. Il ne faut pas, en revanche, garder un pansement qui se serait gorgé d’eau. Les pansements prescrits par le Dr Haen sont normalement imperméables, permettant donc de prendre une douche avec. Mais si l’un des pansements a pris l’eau, il faut alors le changer (soi-même, si l’infirmier n’a pas prévu de passer prochainement).
Concernant les bains (ainsi que la piscine), il faut attendre que la cicatrice soit totalement refermée, en revanche (avec disparition de toute croute). Compter 3-4 semaines en général.

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