Prothèse unicompartimentale du genou

L’arthrose du genou correspond à une usure du cartilage. Cette arthrose peut toucher l’ensemble du genou, nécessitant alors une prothèse totale. Mais, dans un certain nombre de cas (environ 30 % des cas), l’arthrose demeure localisée à un compartiment du genou. Dans ces cas, il est possible d’implanter une prothèse unicompartimentale du genou (aussi appelée « demi-prothèse » du genou ou abrégée en PUC). Ceci permet d’envisager une intervention plus légère, et d’offrir un genou plus naturel. Bien entendu, il faut confirmer en consultation avec le chirurgien que la situation répond bien aux critères (relativement restrictifs) où une telle chirurgie est possible.

 

Prothèse unicompartiementale du genou : quand opérer ?

L’arthrose du genou

Dans le genou, les mouvements se font au niveau du cartilage, qui permet un glissement fluide entre le fémur et le tibia. En cas d’arthrose, le cartilage s’effrite progressivement, engendrant des douleurs et progressivement des difficultés pour effectuer les mouvements de flexion-extension. Dans les cas où une prothèse unicompartimentale est évoquée, l’arthrose ne touche qu’un compartiment du genou.

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Quelles sont les causes de l’arthrose du genou, et en particulier de l’arthrose localisée à un compartiment ?

L’arthrose est généralement le fait d’une usure progressive, avec les années. Une arthrose localisée à un compartiment est souvent potentialisée par une forme particulière des jambes, soit tres arquées, soit « en X ». Dans ce cas, les contraintes ne se répartissent pas harmonieusement à l’intérieur du genou lors de la marche, mais elles se localisent au contraire en un point précis du genou, qui sera le siège d’une usure accélérée.

D’autres causes peuvent également se manifester :

  • Suites d’une atteinte d’un ménisque. Ce petit amortisseur, de consistance proche du caoutchouc, peut s’abîmer du fait d’une usure (course à pied prolongée par exemple) ou à la suite d’un accident générant une fissure. La perte de cet amortisseur va conduire à une usure localisée au niveau du cartilage adjacent.

Les séquelles de méniscectomie (c’est à dire quand on a opéré pour retirer un ménisque) s’inscrivent dans le même type de mécanismes.

  • Lésion du ligament croisé antérieur (pouvant s’additionner à une atteinte méniscale) : le « jeu » anormal provoqué au sein de l’articulation par la fragilisation du ligament va entrainer des frictions augmentées sur le cartilage, source de l’arthrose.
  • Une atteinte cartilagineuse traumatique peut également aboutir à de l’arthrose : en cas de choc important sur le genou (avec ou sans fracture), une impaction du cartilage peut survenir (comme un impact dans une carrosserie). Ceci va altérer le coulissement entre les 2 pièces cartilagineuses (l’une n’étant plus lisse), aboutissant à de l’arthrose à long terme.

Quels sont les symptômes de l’arthrose localisée du genou ?

Les symptomes sont d’abord des douleurs. L’enraidissement articulaire survient généralement dans un second temps.

Les douleurs sont classiquement ressenties toujours au même endroit, souvent à la partie antéro-interne du genou. Mais parfois on peut également les sentir à l’arrière ou à l’avant du genou. Il s’agit généralement de douleurs se manifestant à la marche, ou à la montée des escaliers. Dans les cas plus évolués, les douleurs deviennent permanentes.

Un enraidissement articulaire s’installe généralement dans un second temps, progressivement. Ceci correspond à des difficultés croissantes pour plier le genou ou tendre la jambe.

Tout cela est progressivement de plus en plus invalidant dans la vie quotidienne, pour des activités des plus en plus banales comme s’habiller, sortir faire ses courses etc.

Le diagnostic sera confirmé par la réalisation de radiographies en charge (c’est à dire debout), du genou. Le bilan doit être complet, incluant des radios en « schuss » (dégageant bien l’interligne articulaire), une radio de la rotule, et des radios des jambes en entier (pangonogramme) pour voir la forme globale de la jambe. On note sur ces radio une disparition localisée du cartilage. En cas de doute, on peut faire réaliser une IRM (pour s’assurer que le reste du genou est préservé) ou des clichés « dynamiques » (c’est à dire avec mobilisation du genou) pour confirmer l’indication chirurgicale de PUC.

Arthrose du genou : quand opérer ?

Même si la prothèse unicompartimentale est une opération moins lourde qu’une prothèse totale, il ne faut pas oublier que cela demeure une « vraie » opération, avec ses contraintes, et jamais dénuée de risques. Il faut donc rester rigoureux quant aux critères devant amener à une opération. Ainsi, il ne faut pas raisonner en se disant qu’on va opérer avant que ce soit d’avantage usé et que l’on n’ait plus que le choix d’une prothèse totale. En effet, aucune opération n’est anodine.
Ce n’est qu’en cas de gêne significative (càd avec retentissement sur les activités de la vie quotidienne) et durable, malgré un traitement médical bien conduit, que l’on va envisager une opération.
En effet, dans les premiers temps, un traitement par anti-douleurs, anti-inflammatoires, kiné, pratique de sports doux (vélo, natation…), voire des infiltrations, vont avoir une bonne efficacité. Cette efficacité se maintien généralement plusieurs années.

En cas d’echec de cette prise en charge, on va être amenés à discuter d’une opération de prothèse du genou (totale ou unicompartimentale)
Si l’arthrose apparait bien localisée à 1 compartiment sur les radios, et que les douleurs correspondant à cet endroit, on peut évoquer la possibilité d’une prothèse unicompartimentale (prothèse unicompartimentale interne ou externe, selon la localisation de l’arthrose).
Mais il faut s’assurer que plusieurs critères sont bien réunis, pour être dans une situation favorable pour une prothèse unicompartimentale. En effet, si ces critères ne sont pas réunis, on court le risque d’un échec sur la prothèse, avec par exemple des douleurs qui persistent ou une prothèse qui se détache précocement. Il faut donc s’assurer, en autres, que l’arthrose n’est pas secondaire à une atteinte du ligament croisé ou à une maladie rhumatologique (par définition étendue à l’ensemble du genou). Il faut également s’assurer que le terrain médical (pas de surpoids majeur ou de fragilité osseuse importante par exemple) est compatible avec la pose d’une telle prothèse.

Enfin, on s’assure que les bénéfices attendus de l’opération sont nettement supérieurs aux risques chirurgicaux. En effet, des paramètres comme un surpoids très important, un tabagisme actif, un diabète mal équilibré (etc.) peuvent augmenter les risques d’infection de la prothèse. Il vaut mieux améliorer ces paramètres dans un premier temps.

Ainsi, la décision d’opérer revient au final au patient, après lui avoir exposé posément, en consultation, les enjeux de l’opération, les bénéfices attendus, mais aussi les suites habituelles, le délai de récupération, ainsi que les principaux risques de l’opération.

Comment se passe l’opération de prothèse de genou unicompartimentale ?

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Quels sont différents types de prothèses unicompartimentales du genou ?

Les principes sont relativement similaires entre les différentes prothèses : on implante une pièce métallique arrondie à la partie toute distale du fémur, en remplacement du cartilage abîmé, et une surface plane sur le haut du tibia. Les 2 éléments vont s’articuler via une pièce en polyéthylène (qui reproduit la sensation d’amorti du cartilage).

Les différences entre les différents modèles résident dans le fait que certains modèles tiennent via du ciment chirurgical au contact de l’os, tandis qu’avec d’autres modèles la prothèse est directement implantée dans l’os.

Surtout, les innovations récentes incluent l’emploi d’un guidage par navigation informatisée 3D, afin d’aider au positionnement plus précis de la prothèse. Le Dr Haen emploi un tel système en routine.

Déroulement de la chirurgie

L’opération de prothèse unicompartimentale du genou peut être effectuée sous Anesthésie générale comme sous Anesthésie loco-régionale, selon les préférences du patient et d’eventuels éléments médicaux. Ce sera discuté en consultation d’Anesthésie pré-opératoire.
Vous trouverez également, ici, des éclaircissements complémentaires concernant l’anesthésie.

Pour réaliser l’opération, le patient est allongé sur la table d’opération. Une cicatrice est réalisée à l’avant du genou. Puis l’on va accéder à l’articulation, en profondeur, en passant sur le côté de la rotule. On va retirer les reliquats de ménisques, généralement abîmés par l’arthrose, mais on veille à bien conserver tous les ligaments, gages d’une bonne stabilité du genou en post-opératoire.
On peut alors débuter l’implantation de la prothèse à proprement parler. On commence par installer de broches sur lesquelles figurent des capteurs infrarouges pour le système de navigation informatisée (qui va nous guider pour implanter la prothèse avec précision).
Sous contrôle informatisé, on va ensuite réaliser les coupes osseuses, visant à raboter une fine couche d’os et le cartilage abîmé. Puis on positionne les pièces prothétiques qui vont combler cet espace et permettre un bon coulissement de l’articulation : une pièce métallique arrondie sur le bas du fémur, et une pièce plane sur le haut du tibia.
On vérifie que l’articulation est bien mobile (qu’elle coulisse bien), et que le genou est bien stable avec une tension équilibrée des différents ligaments.
Puis on effectue la fermeture de la peau et on applique un pansement chirurgical.

Dans les suites, il n’y a pas d’immobilisation dans une attelle après l’opération (sauf cas particuliers), afin de permettre une récupération musculaire la plus précoce possible.

Le Dr Haen appelle ensuite les proches du patient, dès la fin de l’intervention, pour les rassurer.

Le patient va alors en salle de reveil, pour environ 45 minutes, puis il retourne dans sa chambre. La rééducation peut alors démarrer immédiatement.

Prothèse unicompartimentale du genou : comment s’organise l’opération en pratique ?

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Bilan pré-opératoire

Le bilan préopératoire vise à diminuer les risques péri-opératoires :

 

  • Au plan Orthopédique : d’éventuelles radiographies (pour voir la jambe en entier notamment, afin de faire des mesures pour la prothèse), et parfois des radiographies dynamiques ou une IRM ;
  • Le bilan demandé par l’Anesthésiste (prise de sang notamment).
    Il faut vérifier l’absence de diabète déséquilibré (qui ferait augmenter les risques d’infection de la prothèse). Et, si le patient est fumeur, il faut arrêter le tabac au minimum 3 semaines avant l’opération, afin de ne pas augmenter les risques infectieux.
  • On pratique généralement un bilan dentaire, pour s’assurer de l’absence de foyer infectieux profond.

DÉROULÉ DE L’HOSPITALISATION et suites immédiates

  • L’hospitalisation se fait classiquement le matin de l’intervention (plus rarement la veille, sur préconisation de l’Anesthésiste). Plus d’informations pratiques des modalités administratives concernant le parcours de soins.
  • Il faut un jeûne préopératoire de 6h minimum. Ainsi, si l’opération est prévue l’après-midi, on peut autoriser un petit déjeuner à 7h, le matin de l’opération (mais bien valider l’heure de l’opération avec l’équipe du Dr Haen)
  • Le patient est alors accompagné au bloc opératoire :
    • On effectue de multiples contrôles pré-opératoires (identité du patient, côté à opérer…), de manière répétée
    • L’opération peut se faire sous anesthésie générale ou loco-régionale.
    • Le Dr Haen opère avec l’assistance de 2 Infirmiers de bloc opératoires diplômés, de son équipe.
    • Dès que l’opération est effectuée, le Dr Haen veille à appeler les proches du patient pour les rassurer.
    • Le patient va alors en salle de réveil, pour environ 30-60 minutes. Puis le patient est ramené dans sa chambre.
    • Après l’opérations, le Kiné vient prendre en charge le patient pour commencer à l’aider à marcher, habituellement dès le jour-même de l’opération.
      On peut prendre appui d’emblée sur la jambe opérée, avec l’assistance de 2 béquilles les 15 premiers jours (puis on les quitte progressivement, en fonction de douleurs éventuelles). Une radio de contrôle est effectuée avant la sortie.
    • La sortie de la Clinique se fait habituellement le lendemain l’opération, mais on peut s’accorder 1 ou 2 jours supplémentaires si le patient en éprouve le besoin. L’important est de rentrer quand l’on se sent bien à l’aise et bien autonome.

    Le retour se fait dans la plupart des cas à domicile, plus rarement en Centre de rééducation. La rééducation s’effectue généralement auprès d’un Cabinet de Kinésithérapie de proximité, mais peut également s’effectuer au sein d’un Centre de rééducation, généralement avec une prise en charge en Hôpital de Jour (HDJ). En discutant avec le chirurgien et ses Assistantes, vous pourrez être conseillé(e) sur la formule la plus adaptée à votre situation.

    Les exercices de rééducation après prothèse unicompartimentale du genou

     La rééducation va mettre l’accent sur plusieurs points :

    • Renforcement musculaire, du quadriceps notamment. C’est le plus important pour un bon résultat, le plus précoce possible, avec un genou bien tonique et qui récupère une bonne rectitude à la marche. Il convient, dans cet objectif, d’effectuer soi-même, à domicile, des exercices tous les jours. Il s’agit d’exercices très simples consistant à tendre la jambe et à la décoller du plan du lit.
    • Travail des mobilités du genou, avec récupération de la flexion notamment. Le Kiné sera utile pour ce type d’exercices.
    • Récupération via des activités fonctionnelles, naturelles, comme marcher, faire du velo d’appartement, nager (crawl dans un 1er temps, et une fois la cicatrice totalement fermée), etc.

    Risques et complications éventuelles après prothèse unicompartimentale du genou

    Les risques sont dans l’ensemble moindres que pour une prothèse totale, mais il existe des risques spécifiques à ces prothèses unicompartimentales. Ceux-ci s’ajoutent aux risques généraux inhérents à toutes chirurgie, comme les risques de thrombose, ou ceux inhérents à l’anesthésie.

    Les risques similaires à la prothèse totale de genou (mais plus rares avec une PUC)

    • Le risque d’infection de prothèse unicompartimentale de genou est toujours existant, mais un peu moindre, dans les études scientifiques, que pour les prothèses totales pour lesquelles le risque avoisine les 1% en moyenne. Il s’agit en effet d’une intervention moins invasive, et avec implantation d’une quantité moindre de matériel métallique. Mais le risque n’est pas nul pour autant, et en cas d’anomalie au niveau de la cicatrice (rougeur, écoulement), qui sont les premiers signes faisant généralement évoquer une infection, il faut savoir contacter rapidement le Chirurgien.
      Des symptômes de type fièvre, gonflement du genou, enraidissement du genou etc. sont plus rares ou apparaissant dans un second temps.
      Le Dr Haen communique ses coordonnées à ses patients, afin qu’ils puissent le contacter au moindre doute.
      En cas d’infection, le traitement consiste en une nouvelle opération, associée à des antibiotiques, selon un protocole précis, établi par les Centres de Référence des infections ostéoarticulaires (CRIOA).
    • La raideur du genou
      Il s’agit d’une récupération incomplète des mobilités articulaires : difficultés à tendre et/ou à plier le genou de manière satisfaisante. Ce risque est rare en pratique, mais toujours possible. Il est plus important en cas d’important enraidissement préexistant avant l’opération. Il peut s’agit d’un défaut de rééducation, d’une faute technique au niveau de pose de la prothèse, ou de l’apparition d’un phénomène de type algodystrophie (qui nécessitera une prise en charge spécifique).

     

    Certains risques sont plus spécifiques aux prothèses unicompartimentales

    • La fracture sur prothèse unicompartimentale de genou (sans traumatisme ni chute)
      Il s’agit d’une fracture ou fissuration de l’os autour de la prothèse, généralement sous l’implant tibial, survenant dans les jours ou les semaines apres l’opération. Il s’agit généralement de fractures dites « de contrainte », sur un os déjà fragile (notamment en cas d’ostéoporose importante). Ce risque demeure relativement faible statistiquement. Mais en cas de survenue d’une telle complication, on peut être amené à prescrire une mise en décharge (ne pas appuyer sur la jambe pendant 4 à 6 semaines), voire à devoir ré-opérer pour fixer la fracture.
    • Douleurs persistantes après prothèse unicompartimentale du genou
      Les douleurs peuvent avoir plusieurs origines. Elles sont parfois le témoin d’une complication, mais parfois, sans parler de complication à proprement parler, elles peuvent être la conséquence d’une implantation plus ou moins correcte de la prothèse (sans toutefois justifier un changement de prothèse). Il peut enfin s’agir d’une progression de l’arthrose, qui se développe dans les autres compartiments (non resurfacés par la prothèse) du genou. Ceci va conduire en première intention à un traitement médical, parfois à une décision d’opération pour conversion en prothèse totale.
      Parfois, enfin, aucune cause n’est trouvée. On prescrit alors un traitement fonctionnel (avec Kiné par exemple). Le temps va alors soit conduire à une amélioration, soit faire apparaitre des éléments évocateurs d’une cause sous-jacente.
    • Risque de descellement de la prothèse unicompartimentale de genou
      Comme pour les prothèses totales, il existe un risque de descellement, càd d’usure de la prothèse avec perte de la fixation à l’os de celle-ci.
      Les symptomes d’un descellement sont des douleurs, qui augmentent avec les distances de marche, généralement sur un genou qui allait bien jusqu’alors. La prise en charge est généralement un changement pour une prothèse totale. La durée de vie d’une prothèse unicompartimentale de genou est très variable selon les études et les causes de révision.

    Reprise des activités après prothèse unicompartimentale de genou. Suivi à moyen et long terme

    La récupération s’effectue en quelques semaines à quelques mois. On est surtout impacté dans quotidien le 1er mois après l’opération. La récupération d’une vie relativement normale se fait en moyenne entre 1 mois ½ et 3 mois à compter de l’opération (mais chacun récupère à son rythme). Des progrès peuvent se poursuivre au-delà de cette période, jusqu’à 1 an de l’opération.

    Rendez-vous de consultation

    Le Dr HAEN est joignable par tous moyens (mail direct du Chirurgien, téléphone…), après le retour à domicile.

    • Le premier rendez-vous de contrôle se fait à 4 semaines de l’opération. Il a pour but de contrôler la cicatrice, examiner le genou (mobilités articulaires, stabilité du genou, récupération musculaire) et faire des radiographies de contrôle.
    • Le RDV suivant est fixé à 3 mois de l’intervention.

    Si tout va bien, le contrôle suivant est réalisé à 1 an de l’opération, puis tous les 4 ans environ.

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    Consignes concernant la reprise des activités

    Après prothèse unicompartimentale du genou, des activités sportives douces de type vélo d’appartement peuvent être reprises rapidement apres l’opération. Cela fait même partie de la rééducation. On peut également reprendre la natation (crawl pour commencer), dès que la cicatrice est totalement fermée (compter 3-4 semaines à compter de l’opération).
    Ces activités sont à moduler en fonction du ressenti du patient, afin de mettre une charge croissante sur ces activités (sinon l’on peut déclencher des douleurs musculaires ou tendineuses).

    La randonnée peut progressivement être reprise sur des distances croissantes. Le golf peut également être repris progressivement. Les activités de type yoga, pilates etc. peuvent être reprises dès que le patient s’en sent capable, quelques semaines après l’opération. On peut au début prévenir le coach afin d’adapter les postures.

    Les sports à plus haut impacts (avec sauts, course) sont repris de manière plus variable après l’opération, mais ne sont pas impossibles. De même, des activités de type ski, tennis etc. sont possibles, en pratique surtout si le patient avait l’habitude de les pratiquer avant la survenue de l’arthrose.

    La conduite automobile est possible dès que le patient s’en sent capable, à condition d’être à l’aise pour l’installation dans le véhicule, et avoir récupéré un bon tonus. On peut conduire environ 2 à 4 semaines après une opération de prothèse unicompartimentale. Et en cas de voiture automatique, si c’est la jambe gauche qui est opérée, le délai peut être encore moins important.

    Questions fréquentes

    A quel âge peut-on se faire opérer d’une prothèse unicompartimentale du genou ? Est-ce que l’on sonne aux portiques de sécurité à l’aéroport quand on a une prothèse ?

    Trouvez la réponse à toutes ces questions (et de nombreuses autres) dans la section dédiée :