L’opération de prothèse totale de hanche est devenue une opération « de routine ». Néanmoins, une technique rigoureuse est importante pour permettre le meilleur résultat possible. Les technologies actuelles permettent d’améliorer encore d’avantage la récupération après cette opération.
Pourquoi est-il important d’avoir une technique chirurgicale rigoureuse
La pose d’une prothèse de hanche permet généralement de retrouver une vie normale quelques mois après l’opération. Ces 20 dernières années, plusieurs innovations ont permis une amélioration significative des résultats : implants en céramique d’alumine de dernière génération permettant d’optimiser la durée de vie de l’implant ; prothèses à double mobilité et voies d’abord mini-invasives, permettant une sécurité importante vis-à-vis des risques de luxation (càd déboitement de la prothèse) ; prise en charge anesthésique globale avec récupération rapide après chirurgie, permettant des durées de séjours courtes au sein de l’établissement…
Néanmoins, chez les patients à haute demande fonctionnelle (sports exigeants de type arts martiaux, course à pied, danse etc.), les implants positionnés selon la méthode « standard » peuvent montrer certaines limites. En effet, en cas de planification « conventionnelle » avec un système de calques positionnés sur une radiographie, on n’intègre pas le fonctionnement réel de la hanche en 3D.

Figure 1. Planification « standard » en 2D
Or la hanche s’articule dans les 3 dimensions, et il convient de positionner l’implant dans l’anatomie propre du patient, en 3D.
Ceci permet d’optimiser la mobilité finale de l’articulation, le confort articulaire ressenti ; de diminuer les risques de luxation, d’inégalité de longueur des membres inférieurs, de tendinite autour de l’articulation etc.
La méthode moderne de planification des prothèses de hanche
Afin de planifier l’intervention au mieux, nous réalisons, quand l’anatomie du patient le rend nécessaire, un scanner (en 3 dimensions), qui va inclure la bassin (avec la hanche) ainsi que les 2 jambes avec les genoux, afin de mesurer les différentes angulations des 2 hanches. On va également pouvoir déterminer, de manière précise, la longueur de base des 2 jambes.
Les images sont ensuite chargées dans un logiciel de planification, sur lequel on va pouvoir simuler le positionnement des différents implant prothétiques. On va s’assurer que l’orientation des implants correspond bien à l’anatomie naturelle du patient.

Figure 2. Méthode moderne de planification des prothèses de hanche, sur scanner 3D.
Faut-il prévoir une prothèse de hanche sur mesure ?
Dans certains cas, on s’aperçoit (grâce au scanner), que des implants standard ne vont pas s’adapter correctement en 3D. Ceci ferait courir un sur-risque de luxation de la prothèse (et autres problèmes mécaniques). Nous conseillons alors la réalisation d’une prothèse de hanche sur mesure, qui peut être conçue directement à partir des données du scanner (il n’est pas nécessaire de refaire des examens, la production de la prothèse sur mesure peut être lancée directement).
Les prothèses sur mesure sont généralement nécessaires pour les situations suivantes : grandes déformations anatomiques dans le cadre de séquelles de luxation congénitale de hanche ou de dysplasie de hanche ; patient de très petite taille ; certains antécédents chirurgicaux au niveau de la hanche etc.
Dans tous les cas, chaque situation justifie d’une discussion au cas par cas avec le chirurgien, qui va déterminer, en collaboration avec le patient, la procédure qui lui semble la plus adaptée.







