Il est classiquement recommandé d’éviter certains mouvements après la pose de prothèse de hanche afin d’éviter une luxation (càd un déboitement entre la tête fémorale prothétique, et la cupule qui est ancrée dans le bassin).
Néanmoins, ces recommandations peuvent être adaptées selon la technique chirurgicale employée. Par ailleurs, passé la période de prudence des premières semaines, on peut généralement autoriser une vie très proche de la normale.
Pourquoi éviter certains mouvements après la pose d’une prothèse de hanche ?
La technique pratiquée par le Docteur Haen est la pose de prothèse de hanche par voie antérieure et de façon mini-invasive. De plus, il emploie généralement des implants prévus pour protéger des luxations, et/ou une technique de planification en 3D visant à prévenir au maximum cette complication.
Néanmoins, dans les semaines qui suivent l’intervention, l’articulation est légèrement fragilisée vis-à-vis du risque de luxation. En effet, les tissus profonds n’ont pas encore cicatrisé, en particulier la capsule articulaire et les ligaments. De plus, les muscles, déjà souvent affaiblis par la pathologie initiale (arthrose), ne sont pas encore suffisamment renforcés pour assurer une stabilisation optimale.
Il convient donc de faire preuve d’une certaine prudence les premières semaines.
Les mouvements à éviter les premières semaines
NB : ces recommandations sont celles qui sont indiquées par le Dr HAEN à ses patients, dans le cas général. Dans le cas d’une situation particulière d’un patient, il est recommandé d’appliquer les recommandations propres du chirurgien en charge du patient, car elles sont adaptées à la technique chirurgicale employée, et à la situation spécifique du patient. N’hésitez pas à poser vos questions sur la prothèse de hanche à votre chirurgien lors de votre rendez-vous pré-opératoire.
Il convient d’être prudent sur la période des 6 premières semaines avant tout. Les déboitements sont plus à risque en cas de mise en extension de la hanche ( = cuisse vers l’arrière) associée à une rotation externe de la jambe ( = le pied tourné vers l’extérieur). Mais une luxation peut également survenir en flexion (cuisse vers l’avant), quand le pied est pivoté vers le dedans.
Grace à la voie d’abord antérieure et la prothèse employée, les « mouvements interdits » classiques ne sont pas contre-indiqués, dans le cas général, par le Dr Haen. Ainsi, il est autorisé de se pencher, de plier la jambe pour enfiler une chaussure ou une chaussette, de s’assoir sur un siège normal (pas besoin de réhausseur pour les WC). On peut circuler en voiture ou taxi (en tant que passager), pour sortir de la clinique, etc.
En revanche, le Dr Haen incite à réaliser des mouvements « simples », c’est-à-dire un à la fois : éviter de se contorsionner, notamment en position assise, pour aller ramasser un objet de manière précipitée, en arrière et sur le côté (du côté de la jambe opérée surtout).
De même, pour les mouvements de transition, qui sont un peu plus à risque (comme d’entrer dans une voiture, descendre sur un lit, s’installer sur un fauteuil bas…), le Dr Haen recommande de contrôler le mouvement de la jambe. Contracter les muscles de la cuisse et de la fesse, pour stabiliser la hanche, et contrôler la position de la jambe. Il ne faut pas laisser la jambe trainer « comme un poids mort » (qui pourrait accrocher un obstacle, et venir conduire à un déboitement accidentel).
Les premiers déplacements se font généralement avec deux cannes (les 2 premières semaines au minimum). Cela permet de contrôler l’appui tout en limitant les mouvements parasites. Pour descendre des escaliers, la jambe opérée doit être engagée en premier. A l’inverse, en montée, c’est la jambe saine qui doit initier le mouvement.
Progressivement, ces recommandations peuvent être allégées au bout des premières semaines, jusqu’à la reprise d’une vie normale.
Réaliser les gestes du quotidien en toute sécurité
Pour éviter une luxation sur le long terme, certains principes simples (et peu contraignants) sont recommandés dans les gestes de la vie quotidienne.
Ainsi, pour se lever du lit ou sortir d’une voiture, il est conseillé de regrouper les deux jambes, puis de les faire pivoter ensemble avant de se redresser.
Les activités sportives de type gymnastique, yoga, pilates etc., qui peuvent inclure des mouvements dans des amplitudes larges, ne sont pas contre-indiqués mais il faut les reprendre progressivement, et il ne faut pas forcer si on sent que la hanche vient en butée.
De manière générale, tous types de sports peuvent être repris progressivement, mais avec l’accord du chirurgien. En règle générale, les sports incluant des sauts ou de la course à pied sont autorisés au-delà de 3 mois post-opératoires.
